La Chine est prête à investir un milliard de dollars dans le charbon ouzbek

Des entreprises chinoises sont prêtes à investir un milliard de dollars dans le développement des gisements de charbon « Korakon », « Jemzonit », « Chukur » et « Bayram-1 », situés dans le district de Saryasi de la province de Sourkhan-Daria en Ouzbékistan. Cette déclaration a été faite par le président du pays, Chavkat Mirzioïev, lors d’une réunion sur le développement intégré de cette région, rapporte le service de presse du chef de l’État.

De plus, selon le dirigeant de la république, la société sud-africaine Sosol a exprimé son intérêt pour la mise en œuvre d’initiatives conjointes à Sourkhan-Daria, afin d’organiser la production de polypropylène, de polyéthylène et de caoutchouc à partir matières premières locales.

Comme l’a noté M. Mirzioïev, la région dispose de cent millions de tonnes de réserves de charbon, mais seulement un pourcent des gisements sont exploités chaque année. C’est pourquoi les représentants des départements sectoriels ont reçu l’ordre de commencer cette année même l’extraction du charbon dans les mines « Sanjar » à Boysun et « Oksuv » à Altynsay, et de mettre en exploitation l’année prochaine la mine « Fangart ».

Le président a souligné l'importance de ces réserves pour les industries électrotechnique, chimique, métallurgique et automobile, ainsi que la nécessité d’ouvrir de nouvelles entreprises à proximité des grands gisements. Des projets d’une valeur d’au moins 200 millions de dollars peuvent être réalisés ici, a insisté le chef d’État.

De plus, sur le gisement « Bezaktop » à Boysun, les réserves de pierre naturelle, dont la qualité peut rivaliser avec des minerais similaires extraits en Iran, en Turquie et en Italie, n’ont pas encore été étudiées. C’est pourquoi les spécialistes ont pour mission de commencer les travaux d’exploration géologique dans les plus brefs délais.

Au cours des dernières années, la part de l’industrie dans l’économie de Sourkhan-Daria a été multipliée par cinq, atteignant 10 % du produit régional brut total. Mais, selon le président, cela ne suffit pas.

Les responsables locaux se sont fixé pour objectif d’attirer trois milliards de dollars d’investissements et d’augmenter les exportations à un milliard de dollars d’ici 2026.

Il ne faut pas oublier que la création de nouvelles entreprises et le développement des affaires génèrent des emplois, ce qui se reflète dans les revenus de la population. Compte tenu de ce facteur, le hokimiyat (administration) de la région a pour mission de réduire le taux de pauvreté à 2,8 % et le chômage à 4,5 %. De plus, les responsables doivent faire de Termez, Angor, Denau, Djarkourgan, Kyzyryk et Mouzrabat des territoires entièrement exempts de pauvreté et de chômage.