Le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan n’exclut pas de réduire les peines pour mercenariat

Photo : Nur.kz

Le ministère de l’Intérieur du Kazakhstan est prêt à participer à l’élaboration d’éventuelles modifications législatives après la proposition de certains députés d’alléger les peines encourues pour mercenariat. Cette déclaration a été faite au Sénat par le vice-ministre de l’Intérieur, Sanjar Adilov, rapporte Bes.media.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec les députés du Majilis (chambre basse du parlement — ndlr). Nous avons pris connaissance de ces propositions, elles sont bien-fondées. Elles contiennent une part de rationalité. Je suis convaincu que le ministère de l’Intérieur sera également associé au travail législatif », a déclaré M. Adilov lors d’un entretien avec les médias.

Il a toutefois ajouté que les questions liées aux articles 170 et 172 du Code pénal, (« Mercenariat » et « Participation à des conflits armés étrangers »), relevaient de la compétence du Comité de sécurité nationale et que le ministère ne les commenterait pas directement.

La veille, lors d’une séance plénière du Majilis, le député Jarqynbek Amantayuly a proposé d’alléger les peines infligées aux Kazakhs ayant participé à des conflits armés à l’étranger. Dans sa demande adressée au Premier ministre Oljas Bektenov, le député a précisé que ces réductions de peines ne seraient applicables qu’aux citoyens qui n’ont pas appartenu à des organisations terroristes et qui sont prêts à retourner dans le pays. Il a également proposé d’élaborer un programme national de réadaptation sociale et psychologique des personnes condamnées pour de tels actes.

Selon les informations fournies par le parlementaire, 26 Kazakhs ont été condamnés en 2025 pour avoir combattu à l’étranger.

La peine maximale prévue par l’article sur le mercenariat dans le Code pénal kazakh en vigueur est la réclusion à perpétuité. La peine minimale prévue par l’article 172 est de cinq ans d’emprisonnement, et celle prévue par l’article 170 est de sept ans.